Analyse détaillée
Explorez les différents aspects de cette période.
La religion — relier en latin — chrétienne (Jc 1,27 ; 2 Tm 3,2) est immarcescible et a progressé par la personne de Pierre (et de ses successeurs) pour qui Jésus a spécifiquement prié afin que sa foi ne défaille pas et qu'il « affermisse ses frères ». La lettre d’Agathon du 6e concile : « Pierre a parlé, c’est dogmatique ». Le Nouveau Testament (qui est caché dans l’Ancien) est la restauration du royaume de David (Amos 9). Jésus, ayant reçu du Père la mission de Berger, la confie visiblement à Pierre (évêque de Rome donc pape ; l’oxygène n’a pas débuté son existence à la création du mot) en changeant son nom pour une raison précise (en grec, Petros est le masculin de Petra à la période post-Alexandre ; ils se disent Képhas en araméen) et lui déclare : « Tu es Pierre, et sur cette pierre je bâtirai mon Église », « Je te donnerai les clefs du Royaume » et « Pais mes brebis ». À l'image de Moïse — Exode 18 ou même Nombres 17 avec Aaron, c’est monarchique (Dans Macchabées Simon est le chef suprême aussi ; l’Urim est consulté seulement par le grand prêtre) comme le Christ est roi pas président (ses seules élections se sont mal passées, il n’a — verbe avoir — pas réussi à convaincre) — transmettant son autorité à Josué (toujours un chef visible), Jésus donne à Pierre une autorité visible (avec distinction entre sa personne humaine faillible et le charisme divin — le Saint-Esprit empêche l'enseignement de franchir la barrière de l'erreur — de sa fonction comme Caïphe dans Jean 11) : dans les Actes, ce dernier prend constamment l’initiative comme pasteur de l’Église (1er à parler, 1er à faire un miracle, il choisit le successeur de Judas, c’était dans sa barque que Jésus enseignait, pas l’autre représentant des fausses églises qui répètent des dires entendus de l’autre barque, Lc 5,3…). Le bâton à prendre est mentionné dans Marc 6 et pas dans Luc 9, car c'est Pierre qui a raconté l'histoire à Marc. De plus, l'Apocalypse montre que Jésus détient les clefs de David, confirmant l'existence de l'autorité du Royaume, tout en confiant son exercice terrestre à Pierre (le clou solide — roc — d’Isaïe 22 en parallèle à Matthieu 16). Saint Ignace d'Antioche précise d'ailleurs explicitement que l'Église de Rome « préside » dans la région des Romains, et dès l’an 96, Clément, 4e pape, intervient avec autorité à Corinthe alors que l'apôtre Jean est pourtant vivant, prouvant sa primauté. Au IVe siècle, saint Jean Chrysostome (Père de l’Église, antérieur à la canonisation de la Bible) dit que Pierre est le maître du monde (en comparaison à Jacques seulement de Jérusalem), saint Optat affirme que la chaire de Pierre à Rome est la chaire dans laquelle l’unité doit être conservée par tous, et que celui qui établit une autre chaire contre celle-ci est schismatique. De surcroît, saint Ambroise affirme aussi qu’“où est Pierre, là est l'Église ; où est l'Église, là n'est pas la mort, mais la vie éternelle” ou encore saint Aphraate le Sage dit que le royaume est remis aux Romains (enfants d'Ésaü). Au surplus, au Ve siècle, le pape rejette les décisions du 2e concile d'Éphèse par celui de Chalcédoine (451), le pape Félix III dit à Zénon de préférer la communion avec Pierre (premier grand schisme entre Rome et Constantinople), saint Jean Cassien écrit que : “Vous ne pouvez pas entrer dans la porte à laquelle appartient cette clé, si vous avez refusé la foi de cette clé (celle de Pierre).”, puis au VIe siècle le pape saint Agapet (reconnu par les orthodoxes) dépose le patriarche de Constantinople (il quitte le siège avant le synode) pour lui-même consacrer Ménas. Au même siècle saint Maxime (byzantin) affirme que : “Le pape de l’Église des Romains, le siège apostolique, qui, du Fils incarné de Dieu Lui-même, et aussi de tous les saints synodes, selon les saints canons et définitions, a reçu la domination universelle et suprême, autorité et pouvoir de lier et de perdre sur toutes les saintes Églises de Dieu qui sont dans le monde entier car si quelqu’un pense qu’il doit satisfaire les autres et n’implore pas le pape romain, il agit comme un homme qui, accusé de meurtre ou d’un autre crime, ne s'empresse pas de prouver son innocence au juge désigné par la loi, mais fait de son mieux pour démontrer son innocence à des particuliers, qui n’ont aucun pouvoir pour l’acquitter… anathématise Rome revient à anathématiser l'Église entière”. Ensuite, Jean II de Constantinople accepte la Formula Hormisdae disant que Rome a toujours conservé la religion (2 Timothée 3,1-5, 1 Timothée 1,9) sans tache ou encore saint Léon le Grand affirme que Pierre continue son ministère dans ses successeurs, et que sa puissance et son autorité demeurent dans son Siège car il fut envoyé à Rome, centre de l'Empire, afin que la lumière de la vérité puisse se diffuser plus efficacement à travers le monde ; ce qui appartient en propre au Christ par puissance (être le Rocher) est communiqué à Pierre par participation. Le fait que les évêques (garantis par l’imposition des mains, Actes 1,26) aux trois coins du monde (de Lyon à Rome, d'Antioche à Carthage) proclamaient exactement la même foi sans moyens de communication modernes prouve que le Saint-Esprit maintient l'unité depuis la Pentecôte, cinquante jours après la résurrection du Christ (œuvre de toute la Trinité comme chaque action divine). Même ste Catherine de Sienne (très zélée), qui avait une intelligence des choses de Dieu exceptionnelle — Dieu est susceptible d'agir par le truchement de quiconque, à tout instant —, soulignait l'autorité du pape et le désordre de l’Église (sans fonder sa propre Église). Pour le dire concisément, la Sainte Trinité, c’est : le Père engendre le Fils éternellement, donc sans antériorité chronologique (à l'instar d'une ampoule allumée qui éclaire une pièce : la pièce est éclairée par l'ampoule, mais celle-ci n'est pas antérieure ou une personne naît et a la peau beige, et non la personne a la peau beige puis est née, alors qu'aucun de ces deux éléments ne précède l'autre), et le Saint-Esprit procède éternellement des deux (on peut utiliser l'analogie augustinienne de l'âme, bien qu'imparfaite, où la mémoire engendre l'intelligence, desquelles découle la volonté).